JA n°207 – Aujourd’hui dans la rue ! Et demain on continue !

Michelet disait : « Quelle est la première partie de la politique ? L’éducation. La seconde ? L’éducation. Et la troisième ? L’éducation. ». Manifestement, nos dirigeant·es ont mal compris le sens de la formule. Michelet ne disait pas « il faut limiter, restreindre, détruire l’éducation » mais au contraire la défendre, la développer pour permettre l’émancipation, en particulier des classes populaires. Ce programme – toujours d’actualité – est vraiment mal compris par les gouvernements qui se succèdent. Au lieu de profiter de qu’ils appellent la BAISSE démographique (comme si les élèves allaient disparaître brutalement), au lieu d’en profiter donc pour alléger les effectifs par classe (car cela – on le SAIT – permet la réussite des élèves), c’est tout le contraire qui est fait. Fermetures de classes dans le 1ᵉʳ degré, fermetures de divisions et baisses de DHG dans le 2nd degré, partout c’est le coup de rabot sur le service public d’éducation. Car, il faut le rappeler, les moyens dans l’Éducation nationale c’est essentiellement pour payer des personnels notamment enseignant·es afin qu’ils et elles puissent travailler pour le bien des élèves. C’est cela le fondement de l’école publique. Alors, bien sûr, souvent nos dirigeant·es politiques sont peu concerné·es par l’école publique puisqu’ils et elles lui préfèrent l’école privée, qui, elle, ne connaît pas de chute aussi brutale de ses moyens. Hasard…


A la CGT, avec les collègues, nous avons décidé il y a bien longtemps, de ne pas nous laisser faire et par la grève, les mobilisations, les actions dans les écoles, établissements et services, nous re pondons coup pour coup aux mesures destructrices. Parfois, le gouvernement recule comme sur les groupes de besoin en collège. Nous ne voulons pas nous laisser de posséder de notre outil de travail, la pédagogie, au profit de quelques néo-libéraux qui toujours tentent d’individualiser les réussites (et donc les échecs), les par-cours scolaires et universitaires, bref qui pensent que l’École doit être au service du Capital. Nous refusons cet état de fait à la CGT Éduc Versailles. Nous continuerons à lutter pour une société débarrassée du capitalisme et du patriarcat, nous continuerons de lutter pour l’égalité femme/homme, pour la paix et contre la guerre.

C’est sur ce programme que nous nous présenterons aux élections professionnelles de décembre 2026.

Sommaire du JA n°207

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