
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la désespérance n’est pas de mise. Partout, en France aujourd’hui, des salarié·es luttent pour leurs salaires, leurs conditions de travail, le sens de leur travail. Dans notre secteur et notre académie, le mois de juin a été riche en évènements : grève des Assistant·es d’Éducation le 2 juin pour des salaires et un statut, mêmes revendications pour les Aesh le 9 juin (avec des besoins criants pour une vraie école inclusive).
Des établissements et des écoles se battent contre les fermetures de classe et pour que la baisse démographique (sans que celle-ci ne soit exagérée) permette de faire baisser les effectifs de classes. C’est le sens de la mobilisation des personnels du LGT Prévert à Boulogne (92) qui étaient en grève à 41 % le jour de l’épreuve de philo.
Il n’y a pas de renoncement car des moyens il y en a et il pourrait y en avoir plus. Les choix qui sont faits depuis plus de 30 ans maintenant sont de restreindre les dépenses publiques au nom d’une doxa libérale qui ne profite qu’à celles et ceux qui ont déjà plus. Réorienter les moyens permettrait une école de qualité. Augmenter les recettes publiques, c’est possible, c’est seulement un choix politique : au lieu d’exonérer d’impôts les entreprises et la bourgeoisie, il faut les faire payer car ce sont eux qui ont le plus : cela permettrait d’améliorer le service public d’éducation pour l’ensemble de la société. Cela, ce sont des choix politiques qui restent à faire. L’État est capable de trouver des milliards pour la Défense, pourquoi ne pourrait-il pas le faire pour l’Éducation et la Santé . Alors oui, toutes ces luttes qui se multiplient dans tous les secteurs sont porteuses d’espoir car elles prouvent qu’il n’y a pas de résignation. La CGT Éduc Versailles les soutient bien évidemment mais contribue aussi à ce qu’elles éclosent car, comme le disait le poète, « [Celles et] ceux qui vivent sont [celles et] ceux qui luttent ! ».



