En arrivant…
Première chose à faire en arrivant dans un nouvel établissement : prendre contact avec le·les CPE, la·le chef·fe d’établissement pour avoir l’historique de l’établissement, le contexte, la connaissance du public, la situation de l’équipe vie scolaire, etc.
- Avec la direction : ne pas se laisser enfermer dans une relation de subordination (le CE n’a qu’une autorité fonctionnelle et non hiérarchique). S’installer dans son rôle de conseiller·ère à part entière de l’équipe éducative (pas de la direction !).
- Lorsqu’il y a plusieurs CPE : temps de concertation pour partager l’EDT, la répartition des classes, et la mise en commun de l’animation de l’équipe et des protocoles vie scolaire.
Préparer sa rentrée :
Prendre possession de son bureau et des outils nécessaires à la fonction, accueillir les AEd… Tout ceci est important en début d’année scolaire. Normalement la rentrée scolaire est préparée, mais gare aux mauvaises surprises ! Vous pouvez vous retrouver à préparer tout dans l’urgence de la rentrée.
En cas de doute sur nos missions, il faut se référer à notre circulaire métier (circulaire 2015-139 du 10 août 2015) et au Guide juridique CGT des personnels enseignants et d’éducation.
Installer sa pédagogie : chaque nouvelle rentrée est une remise en question de son identité professionnelle
- Affirmer sa légitimité en arrivant : nous sommes concepteur·trices de notre activité !
- Nous faisons partie de l’équipe pédagogique !
Nous ne sommes ni « surveillant·e général·e », ni membre de l’équipe de direction. - Désamorcer la défiance d’enseignant·es : le travail commun avec les autre personnels, mais aussi les temps de convivialité lèvent la défiance. Chacun·e comprend le métier de l’autre. Être CPE nouvel·le arrivant·e, c’est aller vers l’autre en affirmant ses convictions. Mais attention, nous ne sommes pas des super-héros !
- Sur la conception de l’emploi du temps : lorsqu’on est seul·e, il est impossible de couvrir toute la semaine. Il faut proposer à l’équipe de direction un EDT permettant de couvrir la semaine avec l’équipe de vie scolaire.
Attention à ne pas, de fait, imposer un EDT fractionné qui amènera une souffrance au travail. S’il y a plusieurs CPE, les EDT doivent être complémentaires, pas imposés par les autres. Qui dit équipe, dit décision collégiale !
S’appuyer sur notre cahier syndical et juridique pour connaître et faire respecter les droits des AEd !
Ce cahier, à diffuser largement, recense l’ensemble des droits concernant les Assistant·es d’Éducation (AEd) et leurs différentes déclinaisons : Assistant·es Pédagogiques (AP) et Assistant·es de Prévention et de Sécurité (APS). À utiliser lors de l’animation de l’équipe vie scolaire.

- Accéder au cahier syndical et juridique des AEd, AP et APS
- Accéder à la page consacrée aux AED, AP et APS sur le site national.
Présenter et discuter en amont de la rentrée et en même temps des emplois du temps du·des CPE et du service vie scolaire avec la direction
Ce temps d’échange permet ainsi d’expliciter la conception du métier du·de la CPE et d’articuler les complémentarités pour converger vers une vision partagée de l’organisation de la vie scolaire.
Il convient de faire apparaître sur les EDT :
- Les temps et lieux névralgiques à couvrir par l’équipe vie scolaire (AEd/CPE) sur les journées ou semaines et l’implication éventuelle de l’équipe de direction lors des absences de la·du CPE ;
- La participation aux instances obligatoires. Il convient aussi d’évoquer la participation souhaitée et souhaitable aux autres instances, sans oublier les modalités de récupération.
S’affirmer comme membre de l’équipe éducative et pédagogique
En tant que conseiller de la communauté éducative, et donc également des enseignant·es, les CPE peuvent être amenés à conseiller notamment des collègues sur la mise en place de l’autorité éducative (ni autorité évacuée, ni autoritarisme) et des punitions qui en découlent.
Nous préconisons de ne pas se laisser enfermer uniquement dans un rôle disciplinaire. Le suivi des élèves est partagé entre toutes et tous !
Et le droit syndical ?
Être CPE, c’est aussi avoir des droits, les connaître et les défendre !
Contrairement au mythe entretenu par certain·es chef·fes, le « devoir de loyauté » n’existe pas. Nous avons des droits et il est de notre devoir de les faire respecter !
Dès lors, les CPE, au même titre que les enseignant·es, peuvent se syndiquer et participer :
- aux Heures Mensuelles d’Information Syndicales ;
- aux grèves – sans obligatoirement avoir prévenu au préalable ;
- aux instances ou formations syndicales, etc.
Revendications

Le Collectif vie scolaire de la CGT Éduc’action revendique :
- La création de postes supplémentaires pour diminuer le nombre de classes en responsabilité par CPE : 1 CPE au minimum par établissement – 1 CPE pour au maximum 250 élèves (et 1 pour 200 maxi en zone difficile) – 10 classes maximum à suivre par CPE.
- La suppression de l’horaire annuel de référence et une vraie réduction du temps de travail : 32h hebdomadaires effectives sur 36 semaines et une semaine de préparation de la rentrée scolaire. Les permanences durant les petites vacances doivent être supprimées définitivement.
- L’augmentation du nombre d’AEd, sous statut public, avec la mise en place de brigades de
remplacement pour couvrir les besoins en cas d’absences.
Sortir de l’isolement, se syndiquer à la CGT !
En tant que Conseiller·ière Principal·e d’Éducation, nous travaillons avec toutes et tous au quotidien dans nos établissements. À la CGT Éduc’action, parce que nous refusons le corporatisme, nous avons le même fonctionnement ! C’est pour cela que notre syndicat est inter-catégoriel et représente l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale. La CGT est aussi syndicat interprofessionnel, c’est-à-dire qu’il rassemble l’ensemble des travailleuses et travailleurs, pour avoir plus de poids face aux gouvernements et au patronat afin d’imposer nos revendications !


