Autonomie dans le travail (Fiche CPE n°5)

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Connaître sa direction

Placé·es sous l’autorité des chef·fes, il est utile, dès la prise de poste dans un nouvel établissement, ou lorsqu’un des personnels de direction change, de vérifier les attentes et le mode de fonctonnement. Cela permet d’avoir une vision précise des stratégies à adopter durant l’année scolaire, car elles vont valider nos prises de décisions futures (ex : notre EDT, le planning des AEd, les protocoles Vie Scolaire – absences / retards, etc.).

Afin d’avoir des données objectives les plus précises possibles, il faut demander un maximum de documents, souvent chiffrés (ex : Projet d’établissement, bilans Vie Scolaire, etc.) afn d’analyser au mieux les « carences » de l’établissement, mais aussi ce qui fonctionne déjà bien et comment.

Connaître ses colllègues

L’autonomie dans le travail passe par la coopération. Il faut donc se renseigner auprès des ancien·nes collègues CPE, AEd, secrétaires, enseignant·es, infirmièr·es, assistant·es sociaux·les, PsyEN, AESH, ATEE, etc. afin d’affiner au maximum son analyse et adopter les meilleures stratégies de travail (ex : ne pas hésiter à aller à la rencontre des collègues — dans leur bureau, essayer de changer la salle des prof·fes en salle des personnels — casiers pour tou·tes, etc…).

Résister face à la direction

Une fois notre planification faite, il faut s’y tenir. Cela peut nous amener à clarifier nos désaccords avec certaines pratiques d’une direction :

  • une tentative de nous imposer d’autres tâches. Il faudrait alors demander quelles tâches nous retirer pour équilibrer notre temps de travail.
  • un désaccord sur les conseils que nous pouvons leur donner que dans « l’organisation et l’animation de la vie scolaire, sachant que nous ne sommes pas les supérieurs hiérarchiques des assistant·es d’éducation.
  • la demande d’un « devoir de loyauté » envers la direction alors que celui-ci n’existe pas.

Agir sur les tensions avec les collègues ?

La diversité de nos tâches et leur articulation avec les autres métiers peuvent entraîner des frictions avec des collègues. Qui fait quoi ? Comment le faire ?… Or, la coopération fait parte intégrante de notre autonomie et la développer avec les collègues, dans la confiance, est plus que nécessaire pour dépasser ces tensions et les amener à mieux connaître notre métier. Si une tâche nous tient vraiment à cœur et / ou qu’elle est essentielle pour la suite des missions, nous pouvons préférer la faire nous-mêmes. Il faut alors la compter dans notre temps de travail.

Conflit avec soi-même

Il faut prendre du recul par rapport à notre métier et l’éternelle ritournelle : « je le fais pour les élèves ». Cela reste notre travail que nous cherchons à faire au mieux. Si l’Éducation nationale voulait vraiment « le faire pour les élèves », elle donnerait plus de moyens humains et financiers dans les établissements publics. C’est pour cela que la CGT Éduc’action se bat contre cette destruction du Service public d’Éducation. Nous ne pouvons accepter le fait de rogner sur le droit du travail et donc sur la santé des personnels pour des économies budgétaires de plus en plus fortes chaque année.

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