Voté à l’Assemblée nationale le 19 mai, le projet de loi actualisant la programmation militaire en cours a également été adopte par le Sénat, à part pour son volet financier : le bloc de droite estime la rallonge de 36 milliards d’euros insuffisante et réclame qu’elle soit portée à 50 milliards.
Dans le projet initial, 112 millions d’euros sont destinés au lien armée-jeunesse, avec pour objectif de « sensibiliser le jeune à son devoir de défense » et « faire de couvrir le monde et les vertus militaires pour relancer le défi de l’attractivité. »
L’École est mise a contribution : guide « acculturer les jeunes à la défense », module de formation pour les jeunes enseignant·es à l’INSPE, refonte de la journée d’appel en Journée défense et citoyenneté nouvelle génération pour « une expérience plus militarisée »… Et ce qui nous intéresse ici, les classes de défense et de sécurité globale (CDSG).
Il s’agit de projets à l’année à l’initiative de membres de l’équipe pédagogique d’un établissement et en partenariat avec une unité militaire, de gendarmerie ou de sécurité au sens large (police, pompiers, douanes…). Les CDSG ont été définies comme priorité ministérielle : on en comptait 475 fin 2021, il y en a aujourd’hui plus de 1200.
À la CGT Educ’action, nous pensons que l’École ne doit pas servir de chambre d’endoctrinement pour une militarisation des esprits. Ce n’est pas son rôle, ni son but.
Présentées comme centrées sur la citoyenneté , les valeurs de la République, le devoir de mémoire, en lien avec les programme, l’objectif des CDSG de renforcer le lien école-armée est néanmoins affiché, avec une priorité donnée aux établissements REP et en zone rurale isolée. Elles restent encore mal connues et il nous semble important de recenser ces classes défenses, leur fonctionnement et modalité. C’est pourquoi la CGT Éduc Versailles lance une enquête sur les CDSG dans les établissements de l’académie, pour avoir des remontées concrètes de leur mise en place.


