La mobilisation des lycéen·nes, d’une ampleur inégalée depuis 20 ans, puise ses sources dans ce que nous dénonçons constamment :
injustice et violence du système éducatif, conditions d’étude déplorables, inaction face au réchauffement climatique, montée de l’extrême-droite… Face à leur colère légitime, le gouvernement ne répond que par la répression policière et le mépris.
Les revendications des lycéen·nes sont les nôtres
Un·e enseignant·e devant chaque classe
Le ministère annonce une attention prioritaire pour les remplacements longs, revirement étonnant après avoir insisté sur les remplacements de courte durée pour imposer du travail supplémentaire via le Pacte, ce qui a largement échoué.
Le ministère n’évoque qu’une amélioration des délais et envisage des bidouillages à moyens constants alors que ce qui empêche les remplacements de longue durée, c’est le manque de personnels remplaçant·es, aggravé par les suppressions successives de postes !

Abandon de Parcoursup

Alors que le rejet du système de sélection Parcoursup est unanime, le ministre ne répond que par un « chantier » sur la transparence de la plateforme. Les lycéen·nes l’ont bien compris, le fond du problème est ailleurs : elle est un instrument majeur de tri social dans l’accès au supérieur. Il faut abolir la sélection à l’entrée à l’université et lancer un plan massif de création de places dans le supérieur.
Un rythme scolaire adapté
La question du rythme scolaire est au cœur de la mobilisation des lycéen·nes. Contrairement à ce que prétend Geffray, ce n’est pas l’IA qui va régler le problème des emplois du temps à trous et des journées à rallonge, qui s’est largement amplifié depuis la réforme Blanquer du lycée. La CGT Éduc’action revendique une refonte complète de l’organisation des enseignements avec un rythme scolaire adapté, prenant en compte les différents moments de la journée et favorisant les temps forts de vigilance. La pause méridienne ne doit pas être inférieure à 1h30 sur un temps commun.
La rénovation du bâti scolaire
Les lycéen·nes dénoncent des locaux parfois vétustes, inadaptés à certains usages pédagogiques et au changement climatique. Nous aussi !

La CGT Éduc’action revendique un plan massif de rénovation du bâti scolaire de 50 milliards d’€ sur 10 ans, financé par des recettes fiscales sur les dividendes des actionnaires, les transactions financières et les grandes fortunes.
Le gouvernement a coupé de 40 millions d’€ le budget annoncé pour le diagnostic et l’équipement des bâtiments scolaires, qui en comptait pourtant 50 millions en juillet.





