Journées intersyndicales femmes 2026

Retour à la Bourse du Travail de Bobigny, salle Clara Zetkin, pour cette édition 2026 des Journées Intersyndicales Femmes qui s’est tenue les 2 et 3 avril derniers et a réuni cette année encore plusieurs centaines de militant·es de la CGT, de la FSU et de Solidaires.

Les intervenant·es de la première table ronde se sont attaché·es à démontrer comment les politiques d’austérité impactent en premier lieu les femmes. Les restrictions des dépenses publiques les touchent majoritairement, en tant que professionnelles (gel du point d’indice) mais aussi usagères : ce sont elles en effet qui assument les services qui ne sont plus pris en charge par la collectivité et souffrent du gel ou de la sous-indexation des prestations sociales. La baisse des subventions aux associations qui viennent en aide aux femmes se surajoute à ces carences, créant une situation extrêmement préoccupante.

La seconde table ronde s’est attardée sur la de masculinisation de l’Histoire et a abordé les sujets suivants :

  • comment gagner la visibilisation des femmes dans l’Histoire ?
  • les enjeux et le rôle politique de la création du premier musée des Féminismes
  • l’invisibilisation des femmes africaines qui ont marqué l’histoire de l’Afrique et de la diaspora noire

La troisième table ronde a permis de mettre en lumière la question des migrations des femmes, de leurs parcours et de leurs droits. Pendant très longtemps, la figure du migrant a été celle d’un homme seul subvenant aux besoin de sa famille restée dans son pays d’origine. Aujourd’hui les femmes migrantes rejoignent en nombre les hommes mais sont toujours autant invisibilisées car reléguées dans des métiers d’intérieur comme ceux du soin et de l’aide à la personne ou bien de la confection. Les témoignages des deux militantes de « Les lesbiennes de passent les frontières » et l’intervention de la directrice de l’association « Cap international » ont mis au jour les épreuves traversées par ces combattantes qui risquent leur vie.

La dernière table ronde a été consacrée à la manière dont l’extrême-droite organise le backlash contre les femmes. Attaques contre la culture, concepts pseudoscientifiques (comme le « syndrome d’aliénation parentale »), associations de défense des droits des pères, déferlante masculiniste sur les réseaux sociaux… les offensives sont nombreuses, organisées, soutenues par les industries de la tech et un certain nombre de milliardaires et parfaitement intégrées au système capitaliste. Elles sont doublées d’un discours qui laisse croire que l’égalité est acquise puisqu’inscrite dans la Loi, qui invisibilise les violences intrafamiliales et fait du féminisme une idéologie « anti-homme ». Face à ces attaques, la réponse ne peut être qu’unitaire !

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