« Le temps scolaire n’est pas le temps de l’entreprise  »

 

Vers la fusion CFA-LP  ?

Le rapport souhaite une « fluidité accrue des parcours ». Permettre des passerelles permanente entre voie scolaire et apprentissage. Pour cela, il juge souhaitable « la généralisation en établissement public local d’enseignement (EPLE) de la mixité des publics à l’ensemble des formations ». Cela, notamment dans une logique comptable « de rationaliser les moyens et de mutualiser les plateaux techniques déjà disponibles en lycée professionnel. ». Il est proposé des conventions entre les CFA et lycées professionnels pour nouer des partenariats définissant les modalités de prise en charge des jeunes souhaitant changer de formation en cours de route. Le but « à moyen terme » étant d’engendrer « une évolution des pratiques des enseignants et des formateurs et, par là même, contribuer à des rapprochements dans le domaine pédagogique entre lycées et CFA. »

 

Le calendrier scolaire est perçu comme un obstacle au développement de l’apprentissage. Il est proposé de développer la possibilité de débuter un contrat d’apprentissage à tout moment de l’année et de permettre des sorties permanentes, ce qui impliquerait d’accroître la fréquence des jurys de délibération.

 

Convention LP-CFA, calendrier scolaire comme obstacle… On retrouve en partie dans ce rapport des idées déjà évoquées dans celui de 2016 des inspecteurs généraux "Comment développer l'apprentissage dans les lycées professionnels". Une analyse CGT de l’époque est disponible ici.

 

Ce rapport influencera certainement fortement celui sur la voie professionnelle du lycée : développement de la mixité scolaire/apprentissage, une volonté à moyen terme d’aller vers le rapprochement LP/CFA avec une menace sur le statut des PLP.