Certes nous sommes un petit corps au sein de notre gigantesque institution qu’est l’Éducation Nationale mais nous sommes au cœur du système.

La VIE SCOLAIRE est au centre des établissements scolaires un élément essentiel de l’écoute et de la bienveillance.

 

La Vie Scolaire est l’affaire de toutes et tous !


Notre circulaire métier a fêté ses 3 ans, l’âge de l’autonomie ?

            -Trois ans pendant lesquels nos conditions de travail ne se sont pas forcément améliorées ;

- Trois ans de lutte pour faire reconnaître nos 35 heures et les récupérations qui vont avec lorsque nous dépassons nos horaires ;

- Trois ans pendant lesquels on a essayé de dire à nos inspecteurs, à nos chef.fes que nous ne sommes pas des PERsonnels de DIRection, pas des chef.fes de services mais des C.P.E, des pédagogues en charge des élèves avec un travail éducatif et pédagogique en lien avec les équipes enseignantes ;

            - Trois ans de souffrance au travail, de burn-out, de bore-out, de brown-out (nouvelle pathologie qui touche le salarié laminé par l’absurdité quotidienne des tâches à accomplir) ;

- Trois ans pendant lesquels de trop nombreux.seuses collègues craquent sous le management autoritaire ;

- Trois ans de doutes…

 

2018, l’année programmée de la disparition des CPE ? Depuis plus de 20 ans on en parle tel un serpent de mer.

Mais depuis ces trois ans que d’attaques ! Nous sortons du système dérogatoire qui était le notre :

 

Etape 1 :  Une attaque contre le paritarisme sans précédent qui met fin au système dérogatoire appliqué aux CPE qui étaient assimilés à des personnels enseignants. Cela se traduit pour les élections par un alignement sur le restant de la fonction publique donc à une baisse du nombre d’élu.es.

 

Etape 2 : La fin du système de mutation commun avec celui des enseignant.es…

Désormais les CPE auront une note de service séparée de celles des enseignant.es. Que va-t-on nous réserver ? Une mutation calquée sur celle du 1er degré ? un mouvement restreint ?  Allons nous passer dans un système de gré à gré ou nos droits resteront-ils les mêmes ?

 

Et ensuite… étape 3 : la fin :       de notre temps de service, des 35 h ?

                                                            de nos missions ?

                                                            de notre spécificité ?

 

Au quotidien les CPE sont des interlocuteur.trices des élèves, des familles, des enseignant.es tout en étant des collaborateur.trices des chef.fes. Un établissement ne peut se passer de CPE et c’est là notre véritable problème. Souvent esseulé on fait pression pour que les collègues couvrent au maximum la semaine au détriment de leur rythme de vie.

 

Ne faut-il pas plutôt créer des postes, pour faire face à cette pression dans nos établissements ?

 

La politique actuelle est à la diminution des moyens : baisse du nombre de fonctionnaire prévue, baisse du nombre de postes au concours (- 50 en 2018) alors que les élèves sont de plus en plus nombreux.

 

La CGT Éduc’action exige une augmentation du nombre de postes ouverts aux concours CPE, un recrutement massif pour compenser les pertes:        

- 1 CPE au minimum par établissement,

           - 250 élèves maximum par CPE, 200 en zone difficile.

            - 10 classes au maximum à suivre par CPE

 

La CGT Éduc’action demande l’arrêt de la gestion managériale des collègues, cette gestion au mérite qui les méprise et les brime en les infantilisant.

 

La CGT Éduc’action souhaite que soit réaffirmée notre spécificité et demande une amélioration des conditions de travail pour notre santé de demain. Cela passe par une diminution des effectifs que chaque CPE a en responsabilité, ainsi que par l’application réelle des 32 heures T.T.C (Toutes Tâches Confondues) et la récupération des heures effectuées en cas de dépassement exceptionnel.

 

Il faut mettre fin aux pressions sur les CPE pour qu'ils/elles soient toujours plus présent.es dans les établissements, au détriment de leur santé physique et mentale. La souffrance au travail commence par une surcharge professionnelle.

 

Les CPE doivent disposer d’une vraie autonomie dans la gestion de leur temps de travail.

 

Mobilisons nous ! Les élections doivent vous permettre d’exprimer vos doutes, votre colère en votant CGT Éduc’action.

 

 

Il faut nous faire entendre, soyons vigilants. C’est par la lutte que nous obtiendrons nos droits sociaux de demain.