La crise sanitaire fait apparaitre au grand jour les manques de personnels administratifs et l’absence de moyens de remplacements. Alors qu’elle parle de « RH de proximité », l’objectif affiché par l’administration est d’accentuer la dématérialisation. Lors d’un Groupe de Travail « outils numériques de communication lors des opérations de mobilité enseignante », l’administration a présenté un portail mobilité pour le mouvement intra-académique, inspiré des plateformes de contestation privée (assureurs, opérateurs téléphoniques…).

 

Il s’agit bien de supprimer toute transparence sur les garanties collectives, que nous avions notamment à travers les CAPA. C’est aussi une façon de préparer la suppression des barèmes comme pour les ATSS. Ce portail n’est qu’un début, il a vocation à devenir l’accès prioritaire des agents à tout leur dossier. La relation est totalement individualisée.

 

Sur ce portail, les personnels dialogueront avec un « assistant DPE virtuel » ou un chatbot. Voilà ce que l’administration considère comme de la « proximité », le fait de pouvoir poser des questions à un robot. Une belle façon de réduire le personnel à terme ! L’agent aura aussi accès à un nuage de mots pour l’aider sur les questions les plus récurrentes. Il est à craindre une difficulté supplémentaire pour avoir accès à une personne réelle au téléphone.

 

Comble de l’ironie, le Rectorat y voit une revalorisation du métier de gestionnaire qui serait libéré des petites tâches pénibles (photocopies, réponses banales…) et pourrait se concentrer exclusivement sur des situations plus complexes et enrichissantes. Bien évidemment, le rectorat n’envisage aucune revalorisation réelle avec un plan de reclassement massifs des personnels de catégorie C en B, et B en A.

 

La CGT Educ’Action refuse cette déshumanisation, elle exige les embauches nécessaires et la mise en place de titulaires-remplaçants pour les personnels administratifs.

 

 

L’administration s’éloigne des personnels en déshumanisant la relation, ce ne sont pas des robots que nous voulons comme interlocuteurs mais bien des être humains.